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 Dfinitions Étymologie

         
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: Dfinitions Étymologie    11, 2010 4:13 pm

Dfinitions


Étymologie


Pollution vient du latin
pollutio qui signifie salissure , souillure [3].


Sens ancien


Historiquement, la
pollution est la contamination (d'une personne, d'un lieu, etc.) par des
substances impures, c'est--dire inappropries au contexte (au sens religieux).
C'est donc un mot d'origine religieuse, et qui, de fait, conserve un caractre sacr assez
marqu.


Jusqu'au milieu du XXe sicle),
son seul usage non religieux tait mdical : il dsignait l'mission de sperme en
dehors d'activit rellement sexuelle, principalement durant le sommeil des
adolescents.


Une dfinition
contemporaine du terme pollution est un phnomne ou lment
perturbateur d'un quilibre tabli
et plus particulirement si cet lment
est nuisible la vie
. La pollution peut tre anthropique
(c'est--dire cre par l'Homme) ou d'origine non humaine


Le Dictionnaire de
l'environnement. Les termes normaliss[4]

de l'AFNOR
dfinit le polluant comme un altragne
biologique, physique ou chimique, qui au del d'un certain seuil, et parfois
dans certaines conditions (potentialisation), dveloppe des impacts ngatifs
sur tout ou partie d'un cosystme
ou de l'Environnement en gnral.


La notion de pollution
appelle donc celle de contamination d'un ou plusieurs compartiments
des cosystmes (air, eau,
sol), d'un organisme (qui peut tre l'Homme)
ou d'un groupe d'organismes, ou ayant une incidence sur l'cosystme, au del
d'un seuil ou norme. La contamination peut notamment s'tendre ou se
modifier via le rseau trophique (chane alimentaire) (bioconcentration,
bioturbation).


Pollution d'origine humaine


Les pollutions d'origine
humaine, dites aussi anthropiques, ont de nombreuses formes en pouvant tre
locales, ponctuelles, accidentelles, diffuses, chroniques, gntiques,
volontaires, involontaires, etc.


Cette pollution est une
diffusion directe ou indirecte dans l'environnement
de polluants. Ce sont souvent des sous-produits involontaires d'une
activit humaine, comme les missions des pots d'chappement. Les dchets de produits de
consommation courante (emballages, batteries usages) jets sans prcautions
dans l'environnement constituent galement une source de pollution trs
frquente. Il peut aussi s'agir de phnomnes physiques (comme la chaleur, la lumire,
la radioactivit, l'lectromagntisme, etc.), dont le caractre impur
ou malsain est gnralement relatif car dpendant de la dose, de la
dure d'exposition, d'ventuelles synergies, etc. Il est relatif :


  • soit
    leur nature de poison pour l'Homme ou
    l'environnement (exemple : mercure de la baie de Minamata ;
    smog
    londonien
    gnr par la combinaison d'un phnomne climatique naturel et d'missions
    causes par le chauffage urbain) ; par extension, le simple caractre
    dsagrable, mme sans danger, peut suffire invoquer le qualificatif de
    pollution l o le mot "nuisance"
    est souvent prfr ;
  • soit
    leur nature tratogne (provoquant des malformations
    chez les nouveau-ns), mme non associe un caractre toxique pour
    l'adulte (exemple type : dioxines,
    radioactivit, thers de glycol) ;
  • soit
    leur nature de perturbateur endocrinien ;
  • soit,
    en dpit de leur caractre non directement toxique pour l'homme et les
    tres vivants, leur capacit ventuelle changer ou perturber le
    fonctionnement d'un cosystme
    ou ou de la biosphre, soit en dtruisant la vie (exemple : insecticides)
    ou ses conditions (exemple : chlorofluorocarbones dtruisant la
    couche d'ozone),
    soit au contraire en surfavorisant certaines expressions (exemple : nitrates
    ou phosphates
    agricoles, favorisant une flore nitrophile au dtriment des autres
    espces, voire l'eutrophisation ou la dystrophisation
    des zones humides, baies marines, voluant vers des zones
    mortes
    dans les cas les plus graves). Il peut aussi s'agir
    d'introduction d'espces ou de pollution gntique pouvant perturber le
    fonctionnement des cosystmes, c'est--dire l'introduction d'espces ou
    de gnes dans un biotope d'o ils taient absents (p. ex. rat musqu ou OGM) ou de pollution
    par des gaz effet de serre tels que le gaz
    carbonique
    ou le mthane,
    cf. infra.



Pollution d'origine non humaine


Ces pollutions peuvent
tre :


  • les
    consquences directes ou indirectes de catastrophes naturelles, tels que
    le volcanisme;
  • une
    pollution lie des phnomnes naturels, tels que les ruptions solaires;
  • une
    pollution d'un captage d'eau potable par un animal qui fera ses besoins
    proximit, ou qui serait mort et en dcomposition dans l'eau.



Lgislation


D'un point de vue
lgislatif, dans la plupart des pays, le mot pollution
qualifie la contamination d'un milieu par un agent polluant
au del d'une norme,
seuil,
loi, ou hypothse ;
il peut s'agir de la prsence d'un lment, de chaleur ou rayonnement dans un
milieu ou dans un contexte o il est normalement absent l'tat naturel.
Gnralement, nanmoins, ce n'est pas simplement la prsence mais plutt la
surabondance de l'lment dans un milieu o il est naturellement en quilibre
(par exemple un mtal lourd fix dans les complexes argilohumiques et peu biodisponible) ou prsent en plus faible
quantit qui cre la pollution.


La lgislation
europenne dfinit la pollution comme l'introduction directe ou
indirecte, par suite de l'activit humaine, de substances ou de chaleur dans
l'air, l'eau ou le sol, susceptibles de porter atteinte la sant humaine ou
la qualit des cosystmes aquatiques ou des cosystmes terrestres dpendant
directement des cosystmes aquatiques, qui entranent des dtriorations aux
biens matriels, une dtrioration ou une entrave l'agrment de
l'environnement ou d'autres utilisations lgitimes de ce dernier et un
polluant comme une substance pouvant entraner une pollution, en
particulier celles figurant sur la liste de l'annexe VIII [5].
Ces dfinitions abordent le problme de l'eau et vitent ceux des sols qui sera
trait par le biais de la directive sol [6].


En France, dans le
domaine juridique, pour les produits soumis des normes ou seuils, on ne
devrait donc thoriquement parler de pollution que dans le cas de dpassement
des seuils ou normes Ceux-ci sont lists dans un rapport de l'Institut
national de l'environnement industriel et des risques
(INERIS) [7]
qui rapporte des valeurs dans un mme milieu avec des units identiques, ce qui
n'est pas toujours le cas dans les textes rglementaires. Les valeurs, en
vigueur au 1er mars 2006, y sont donnes pour
information. Il convient donc aprs cette date de vrifier qu'elles n'ont pas
t modifies ou abroges, et de systmatiquement se rfrer aux textes
originaux.


Inversement, en France,
en l'absence de loi ou de normes spcifiques aux pollutions anciennes lies aux
squelles de guerre, des territoires que l'on
sait trs fortement contamins (les forts
de la Zone rouge de Verdun
par exemple) ne sont pas officiellement reconnues comme pollus ; Aucune
recommendation concernant les produits alimentaires issus de ces sols ne
semble jamais avoir t mises par les autorits prfectorales ou
ministrielles. Ceci vaut pour les champignons
qui peuvent fortement accumuler les mtaux
lourds
, mais aussi pour les sangliers
(si des analyses ont t effectues par des "experts" de l'AFSSA ou
d'autres ont montr un dpassement des normes viande, ces rsultats n'ont
jamais t rendu public...)


Types de
pollutions


On parle de pollution
diffuse
, lorsque les sources d'un polluant sont multiples (pots
d'chappement, pandage de pesticides..) et de pollution chronique
lors d'missions rptes ou constante de polluant, et parfois lorsqu'un
polluant est trs rmanent.


Pollution de
l'air


Article
dtaill : Pollution de l'air.








Pollution atmosphrique au-dessus de Paris


La pollution de l'air,
provoque par des polluants dits atmosphriques est plus dlicate
rglementer efficacement dans un cadre local ou national que beaucoup d'autres
formes de pollutions (de mme pour les pollutions marines). Des conventions
mondiales concernent les polluants destructeurs de la couche d'ozone ou les gaz
effet de serre, tous capables de modifier le fonctionnement plantaire du
monde vivant. Elle intgre la pollution biologique induite par des taux
anormaux ou anormalement allergnes de microbes,
virus,
pollens
ou de spores
fongiques. Les effets allergnes (rhinite, conjonctivite, asthme) de ces
particules biologiques sont en augmentation, et ils semblent souvent exacerbs
par les polluants urbains et gnrs par les transports[8].


Pollution des sols


Article
dtaill : Pollution du sol.


La pollution du sol peut
tre diffuse ou locale, d'origine industrielle, agricole (suite l'utilisation
massive d'engrais
ou de pesticides
qui s'infiltrent dans les sols). Ces pollutions agricoles peuvent avoir
plusieurs impacts sur la sant humaine, en touchant des nappes phratiques d'une part et en contaminant
par bioaccumulation les cultures poussant sur ces
sols d'autre part.


Pollution de
l'eau


Article
dtaill : Pollution de l'eau.


La pollution de l'eau
peut avoir diverses origines parmi lesquelles :


  • les
    exploitations agricoles industrielles : qui rejettent divers produits
    prsents dans les engrais (comme des nitrates)
    ou les produits phytosanitaires peuvent
    polluer les nappes phratiques et entraner la fermeture de points de
    captages d'eau potable si leur prsence est trop importante
  • l'industrie :
    dont ses sous-produits sont une des sources de pollution de l'eau parmi
    les plus importantes. Il s'agit essentiellement de produits chimiques et
    d'hydrocarbures
    (dgazage).
  • les
    eaux
    uses
    : qui si elles ne sont pas traites correctement peuvent tre
    une source de pollution de l'eau. Dans des pays dvelopps comme en France, des
    lgislations ont t mises en place obligeant un traitement des eaux
    uses, ce type de pollution devient donc de moins en moins important



Pollution
par type ou agents polluants








Signalisation de produit polluant


  • la
    pollution industrielle,
  • la pollution atmosphrique,
  • les
    pollutions lies aux transports, dont la pollution automobile et celle induite par
    les avions
  • la pollution radioactive, (produits
    radioactifs ; catastrophe de Tchernobyl).
  • la pollution lectromagntique,
    (pollution lie aux rayonnements ionisants et non ionisants).
  • la pollution thermique
  • la pollution lumineuse, qui diffre de
    la nuisance lumineuse en ce qu'elle a des consquences sur la biodiversit
    (faune et environnement nocturne perturbs), accompagne d'un gaspillage
    nergtique (plus de 50% de la lumire produite est diffuse vers le ciel
    ou inutile...). on voque aussi de possibles perturbations des cycles
    biologiques chez l'humain. Quelques rgles simples permettraient de la
    fortement diminuer.
  • la
    pollution lie au tourisme (pour partie lie aux
    transports), hobbies (ex : bricolage) et certains loisirs
    (ex : nautisme) ou festivits (ex : feu d'artifice).
  • la pollution spatiale
  • la pollution par armes ou explosifs



La pollution
sensitive . Rcemment, les termes pollution sonore et
visuelle ont t proposs pour dsigner la nuisance croissante
cense tre provoque par les sons agressifs (voiture, train, avion, musique),
les images violentes ou considres comme telles (essentiellement la publicit
et la tlvision) ou un urbanisme dplaisant. Le terme a t spcifiquement
choisi pour relier la pollution physique et la pollution
mentale , sans que ce terme se rduise dsigner un drangement
psychique : en effet, il est possible que les pollutions
sonores , notamment, induisent des tats de stress et provoquent des
maladies somatiques.







    • la
      pollution sonore
    • la
      pollution visuelle (qui est en fait
      gnralement plutt une nuisance)
    • la
      pollution olfactive ( parfois
      classer dans les nuisances)




Mesures,
cartographies


Des atlas ou cadastres
des pollutions se mettent peu peu en place aux chelles communales
mondiales pour certains polluants, concernant les missions et/ou les
pollutions de stock.


L'Europe dispose d'un
registre europen des missions polluantes (Eper) couvrant cinquante polluants
(eau et air uniquement), mis par les principales (grandes et moyennes)
installations industrielles. Il a permis de conclure [9]
mi 2007
un bilan mitig . Si on observe une diminution de deux tiers des
cinquante polluants industriels suivis, notamment azots dans l'eau (-14,5%
dans l'eau), phosphore
(-12 % dans l'eau) et dioxines et furanes (-22,5% dans l'air); ces amliorations sont
contrebalances par une hausse des missions de certains polluants dont le CO2 que la commission esprait rduire grce
l'introduction du systme communautaire d'change de quotas d'mission.


L'Eper sera en 2009 remplac par un registre
europen des rejets et des transferts de polluants
(PRTR europen)
construit partir des donnes de 2007, cette fois pour plus de 91 substances
d'industries dans 65 domaines d'activit. Et les missions diffuses du trafic
autoroutier, chauffage domestique et l'agriculture y seront ajoutes [10].


Indicateurs


Il est dlicat de
mesurer l'impact d'un polluant, et il est particulirement difficile de mesurer
l'impact cotoxicologique de polluants agissant en synergies. L'application de
l'cotaxe ou du principe pollueur-payeur a ncessit que l'on cre des indices
de pollution. L'une des units retenues en France est le mtox,
mais uniquement pour huit polluants de type mtaux
et mtallodes (arsenic, cadmium, chrome, cuivre, mercure, nickel, plomb et zinc).


Rglementations


Rglementation
internationale


Plusieurs conventions
internationales portent sur les pollutions marines, animes par les commissions
OSPAR
et HELCOM
notamment.


La Commission europenne a prsent le
9 fvrier
2007 un projet
de directive visant condamner de manire
uniforme au sein de l'Union europenne les crimes environnementaux [11].
Actuellement (fvrier 2007), la dfinition varie fortement d'un État membre
l'autre, avec des sanctions juges souvent "insuffisantes" par la Commission. Franco Frattini, le Commissaire charg de la Justice, la libert et
la scurit a dclar que 73% des crimes verts sont causs
par les entreprises, il fallait donc les pnaliser plus fortement. C'est
ainsi que des amendes
allant de 750 000 euros 1,5 million euros peuvent tre infliges,
ainsi que pour les personnes, des peines de prison allant de 5 10 ans [12].


Les crimes pris en
compte par ce projet sont notamment :


  • missions
    illicites de substances dangereuses
  • transport
    illicite de dchets
  • commerce
    illicite d'espces menaces



Rglementation
en France


Si la loi LAURE prcise
que la source de pollution est lactivit humaine, il existe des sources de gaz
toxiques naturelles tels que le volcanisme, cause de gigantesques missions
dans certaines rgions. La pollution urbaine est engendre essentiellement par
les activits humaines : dplacements, distribution dessence, usines,
chauffages, incinrateurs... Les sources humaines polluantes sont surtout
concentres en milieu urbain, l o les populations exposes aux consquences
sont elles-mmes concentres. À Paris, ville trs peu industrialise, la
pollution est due principalement aux transports automobiles et pour une petite
partie aux activits fixes (usines, chauffages, incinrateurs).





Loi sur l'eau


La loi n 92-3 sur l'eau
du 3 janvier
1992 vise une gestion
globale de la ressource en eau et des milieux aquatiques. Elle s'appuie sur des
principes de partage de cette ressource entre les usags et de protection des cosystmes.
Elle soumet un rgime de dclaration et d'autorisation (selon le mme
principe que la rglementation sur les I.C.P.E) certaines installations,
ouvrages et travaux entranants un prlvement sur les eaux superficielles ou
souterraines, une modification du niveau ou du mode d'coulement des eaux ou un
rejet. La Mission
Inter-Service
de l'Eau (MISE), regroupement dpartementale
des services de l'État (DDASS,
DDAF, DDE, DRIRE,
DIREN,
) est charge d'assurer la police de l'eau.


Afin de permettre une
gestion quilibre de l'eau, la
France
a t dcoupe en six bassins versants hydrogographiques principaux. Sur
chacun de ces bassins les modalits de cette gestion sont dfinies dans un Schma
directeur d'amnagement et de gestion des eaux
(SDAGE). Ce document
se dveloppe en trois points :


  • un
    tat des lieux des milieux aquatiques, et des ressources,
  • les
    objectifs de gestion, de qualit et de quantits atteindre,
  • les
    mesures prendre pour satisfaire ces objectifs.



Afin de permettre une
gestion plus proche des exigences locales, un outil l'chelle de plus petites
units hydrogographiques (sous-bassins) a t mis en place : le Schma d'amnagement et de gestion
des eaux
(SAGE).


Rglementation sur les
installations classes


Elle vise rglementer
les installations susceptibles de prsenter un danger pour l'environnement, le
voisinage ou la personne. Ces installations appeles I.C.P.E.
(Installations Classes pour la
Protection de l'Environnement), rpertories dans une
nomenclature, sont tenues avant leur mise en activit ou avant un changement ou
une diversification de leur activit de prsenter un dossier en prfecture
rpertoriant toutes les nuisances qu'elles sont susceptibles de provoquer et
les moyens qu'elles comptent mettre en uvre pour les prvenir et les rparer
le cas chant. Les activits ainsi rpertories sont soumises soit une
simple dclaration (dpt du dossier) soit une autorisation pour les
installations prsentant les risques les plus importants. La dclaration doit
tout de mme faire l'objet d'un rcpiss attestant que le dossier est complet
et conforme la lgislation.


Principe
du pollueur-payeur


Article
dtaill : Principe pollueur-payeur.


Le principe
du pollueur-payeur est le fait de faire assumer la charge financire de la
prvention, de la rduction et de la lutte contre la pollution au pollueur.
Dans cette optique, les quipements et produits polluants sont plus taxs que
des produits dits cologiques. Des incitations financires, comme des
rductions d'impts, visant promouvoir le
dveloppement des nergies renouvelables sont appliques. Et
lors d'une catastrophe cologique (comme une mare noire),
le pollueur est cens assumer le nettoyage des zones contamines.
    
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